Parcours emploi compétence, un dispositif vers un emploi de qualité

Depuis le 1° janvier 2018, les différents types de contrats aidés actuels (CUI-CAE et emplois d’avenir) sont remplacés par un dispositif unique nommé « parcours emploi compétence ». Le gouvernement a très clairement pour objectif de créer des emplois de qualité, plutôt que de continuer sur un système d'emplois aidés estimé "trop coûteux" pour l'Etat et "pas efficace". Pour accentuer cet aspect plus qualitatif, le PEC s’appuie sur cinq points :

  • Le triptyque emploi-formation-accompagnement : un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation ainsi qu’un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi.
  • Un ciblage plus fin des publics selon les mots de la ministre du travail, Muriel Pénicaud : "On va cibler les personnes les plus éloignées de l'emploi et dans les secteurs où il y en a le plus besoin".
  • Une sélection des employeurs et des postes offerts aux bénéficiaires du PEC en fonction de leur capacité à amener vers un emploi durable.
  • Un engagement renforcé des employeurs et des salariés.
  • Un renforcement du rôle d’accompagnateur du prescripteur (un premier entretien à la signature du contrat ; un suivi dématérialisé du PEC ; et un second entretien à trois mois avant la fin du contrat, afin « de contrôler le respect des engagements, et d’anticiper la sortie du contrat de travail, dans une logique de parcours »).

Pour financer le PEC, l'employeur reçoit une aide financière qui réduit le coût du travail. Le taux de cette aide est fixé en pourcentage du Smic par un arrêté du préfet de région (taux de 40%, qui peut être majoré à 60% si un CDI est signé dès l’origine). Concernant les bénéficiaires du RSA, c'est le département qui prend en charge la subvention publique.

En 2016, 459.000 contrats aidés ont été signés, dont une grande partie par les collectivités territoriales. En 2017, le nouveau gouvernement d'Edouard Philippe a abaissé ce chiffre à 310.000. En 2018, il n'y en aura que 200.000, annonçait déjà en août dernier Muriel Pénicaud. Tous les chômeurs longue durée ou tous les jeunes en situation précaire ne pourront donc pas bénéficier du "parcours emploi compétence". L'idée est de privilégier les seuls employeurs, associations ou collectivités locales, qui accepteront le volet "formation obligatoire" intégré au nouveau dispositif. Un changement qui permet de limiter à 200.000 le nombre total de bénéficiaires.

Source : Denis LARCHE, directeur adjoint Emploi, DIRECCTE Pays-de-la-Loire

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