Thierry Chaillou, président des Vendéens de Paris

T Chaillou (1)
  1. Quelle association représentez-vous ?

Je représente l’association « Les Vendéens de Paris », créée en 1893 il y a 125 ans. Elle comporte aujourd’hui environ 300 adhérents, et jusqu’à 380-400 membres si on élargit un peu le cercle. Nous sommes 3 co-présidents.

En ce qui me concerne, je suis arrivé en 2003 aux Vendéens de Paris en tant qu’adhérent, puis j’ai occupé le poste de secrétaire en 2007. Deux ans plus tard, je suis devenu vice-président (2009) et j’ai obtenu la co-présidence en 2014.

C’est une association un peu particulière puisque 90 % des activités ont lieu à Paris, la seule en Vendée étant la sortie d’été : fin juillet – début août, lors de nos vacances estivales, lorsque nous revenons dans le département.

L’objet de l’association est de transmettre chez ses membres l'amour de la Vendée, d'accueillir les vendéens habitant Paris et la région parisienne. Elle s'attache en outre à faciliter aux jeunes vendéens l'accès à la vie économique et sociale et participe à l'organisation de leurs loisirs.

Pour en savoir plus sur les Vendéens de Paris : page Facebook

 

  1. Que signifie ou symbolise votre engagement bénévole ?

Jacques Porcheret, le directeur, cherchait des membres pour le Conseil d’Administration il y a quelques années. J’avais la volonté d’être plus présent en Vendée, où je suis revenu vivre en 2014 d’ailleurs. C’était une bonne opportunité de le faire !

La MDAV, c’est une sorte de trait d’union pour moi, puisqu’elle est considérée comme le siège social, même si nos bureaux sont à Paris (14ème). Il y avait une certaine cohérence à m’investir au sein du Conseil d’Administration de la MDAV.

 

  1. Pourquoi vous impliquez-vous au sein de la MDAV ?

Avant 2003, j’ai mené une carrière militaire pendant 30 ans, tout en étant président d’un club sportif de tennis en Polynésie (2 ans à Tahiti) entre 1995 et 1996. J'ai effectué 20 années en tant que sous-officier, puis j'ai fini ma carrière capitaine. En parallèle, j'ai été président de la promotion des élèves officiers du corps technique et administratif de 2000-2001 de l’Armée de Terre, où je me suis surtout occupé des activités et de la cohésion.

Mon implication dans le monde associatif est donc de longue date, et je retrouve dans la MDAV des valeurs en lesquelles je crois : l'authenticité vendéenne, la plaisir de se retrouver en-dehors, etc. C'est un engagement personnel mais c'est aussi et surtout pour faire plaisir aux autres !

J'ai la Vendée chevillée au coeur, j'ai envie de donner pour quelques temps encore ! Pour moi, c'est un engagement dans la durée.

 

  1. Quelles visions portez-vous sur le bénévolat ?

Les perspectives sont peu reluisantes, même si nous sommes une association culturelle, avec une population de tous âges donc ça va. Ce n'est pas la même chose dans le sport, où le bénévolat est mis à mal, avec des coûts élevés pour la pratique. Je suis aussi inquiet des difficultés financières pour le salariat associatif, où les structures ont du mal à s'en sortir.

Pour moi, il y a deux types de bénévoles : ceux qui dirigent (management et direction) et ceux qui aident ponctuellement. La première catégorie est celle qui la plus préoccupante : ils ont en charge l'organisation du bénévolat, ce qui n'est pas toujours évident dans ce contexte. Je pourrais faire un parallèle avec les maires : de plus en plus de responsabilités et peu de remerciements.

Pour autant, je garde un esprit combatif : les chiffres montrent un maintien en nombre et en qualité des équipes bénévoles dirigeantes, notamment dans notre département, qui a un vrai terroir bénévole !